mardi 30 mai 2017

Découvrez Charmer de Kylie Scott - Chapitre 9 traduit



Avec l'accord de Kylie Scott, voici le neuvième chapitre traduit de Charmer ;) J'espère qu'il vous plaira. Merci de ne pas reprendre ma traduction car si Kylie Scott décide de publier ce livre, elle demandera à ce que je retire ma traduction du blog donc je vous remercie par avance de partager l'article si vous le souhaitez mais en aucun cas de copier coller ma traduction

Merci donc de respecter mon travail de traduction et le travail de l'auteur

Bonne lecture ;)

Retrouvez les chapitres précédents en cliquant ci dessous

Chapitre 1   
Chapitre 2    
Chapitre 3      
Chapitre 4    
* Chapitre 5  
Chapitre 6   
* Chapitre 8

********************************************************************************

Pour la plus grande joie de mes parents, une équipe commença à démonter notre vieille salle de bain et les pièces attenantes la semaine suivante. Maman et papa lançaient des "mmm" et des "ahh" en ce qui concerne les carrelages, les robinets et tous les autres trucs, se décidant finalement pour une couleur vert herbe ou grenouille. En quoi ces teintes formaient elles une amélioration vis à vis du carrelage existant et qui était jaune soleil ? Je n'en avais aucune idée. Mais peu importe vu que ça les rendait heureux.

Le temps que je rentre à la maison lundi après midi , des toilettes extérieurs et mobiles avaient été loués et installés sur le côté de la maison.

"Je ne veux pas aller là dedans", dis je d'un air renfrogné en désignant la grande box blanche. "Ca sent bizarre"

Maman se contenta de soupirer. "Je suis sûre qu'ils ont été nettoyés de fond en comble après chaque location". 

"Je me demande combien de milliers de personnes les ont utilisés avant nous"

"Alice , c'est pas si différent qu'utiliser les toilettes publiques au centre commercial".

"Billy pense aussi que ça pense bizarre là dedans. Il va pisser dans les buissons"

"Il t'a dit ça? "

"Oui. Malheureusement".

Maman secoua la tête pendant qu'un vent froid secoua lui aussi les feuilles des arbres.

"Si je vois son cul nu de la fenêtre de ma chambre, j'aurais sans doute besoin d'un suivi psychologique" dis je. "Je te préviens". 

"Toi et le voisin en auront besoin"

"C'est un homme de Néanderthal. Tu t'attendais à quoi?" dis je en reniflant. Puis je me stoppais net. "Une minute et on fait quoi quand on a besoin de prendre une douche?"

"Malheureusement il y a eu un petit accroc en parlant de ça". Elle me jeta un regard du coin de l'oeil. "La salle de bain portative qu'ils allaient nous envoyer est cassée. Un tuyau de rompu ou un truc dans le genre. Et ils ont pas pu nous en donner une autre. Apparemment c'est la ruée vers les rénovations depuis que ton père et moi avons été au salon de l'aménagement."

Je me mis à sourciller encore plus.

"Heureusement , j'ai passé un coup de fil aux Bauder et ils sont ravis de nous laisser utiliser leur salle de bain du bas cette semaine"

"Quoi?"

"La clé est sur le guéridon dans le couloir"

Je fixais ma mère avec horreur. Le monde entier n'en avait strictement rien à foutre du fossé qui s'était creusé entre moi et Zoe. Ca allait trop loin. "Non maman". 

"Ce n'est que temporaire"

"Purée non"

"Je sais bien que ce n'est pas l'idéal".

Je secouais la tête, les lèvres serrées. "J'utiliserai le tuyau d'arrosage. Je mettrai un maillot de bain et me servirai du tuyau d'arrosage dans le jardin à l'arrière de la maison."

"Tu vas être gelée".

Probablement. "Tout ira bien. Ce sera comme ces bains de glace que les gens prennent. Revigorant. "

"Ce serait de la folie" dit maman en montant dans les aigus. "Hors de question. Tu vas tomber malade". 

Mon cerveau cherchait désespérément des alternatives. "D'accord, je prendrai un gant de toilette et ça me fera une sorte de bain avec une éponge. Tu sais comme ils font à l'hôpital". 

"Tu vas passer une semaine sans te laver correctement?"

"Bien sûr. Pourquoi pas? "

"Parce que tu vas sentir mauvais" dit elle.

"C'est pour ça que Dieu a inventé le parfum et le déodorant"

Elle fronça les sourcils. "Pourquoi tu fais autant la difficile? Je sais que toi et Ed avaient eu des accrocs dans le passé. Mais je pensais que ça allait mieux vous deux ces temps ci. Je suis sûre qu'il ne va pas t'embêter"

Oh punaise. Elle n'en savait absolument rien

"Alice?"

Je me contentais de m'avachir, l'air dépitée. Et sans doute que je dégageais déjà une odeur marrante. A vrai dire, la journée avait été longue et le chauffage dans le cours d'Algèbre avait été monté compte tenu de l'arthrose de Mrs White. Toute la classe avait fortement sué.

"Je suppose que tu peux aller chez Zoe prendre ta douche si tu es vraiment obligée". Avec un haussement d'épaule, maman rentra à l'intérieur de la maison. Me laissant seule, jetant un regard noir à ces satanées toilettes.

A l'évidence , je ne lui avais pas parlé de ma meilleure amie et de notre rupture. Je ne voulais pas en parler, je n'avais pas le coeur à lui expliquer comme c'était arrivé. Ed avait mes parents dans sa poche à un tel point que ma mère dirait qu'il s'agissait d'une terrible erreur. Zoe reviendrait vers moi etc..

Un coup de vent froid me glaça l'échine. Peut être que me doucher avec le tuyau d'arrosage était une mauvaise idée. Mais il était hors de question que je mette un pied dans la maison d'Ed.

Hors de question. Jamais de la vie.

J'ai réussi à tenir jusque jeudi matin, mes cheveux gras lâchés autour du visage. C'était plus dur d'enlever la mousse du shampoing dans l'évier de cuisine que vous ne pensez. Surtout quand personne ne vous aide en citant mon refus pour accentuer ma folie. Abrutis. De quelle utilité était ma famille?

Et oh mon dieu, la sensation de l'eau chaude se déversant sur moi était le paradis sur terre. Il se peut que j'ai gémi pendant 15 bonnes minutes. Bien entendu cette salle de bain pouvait rivaliser avec celle de Buckingham Palace au niveau de son luxe. De marbre gris et des serviettes pelucheuses blanches. Une douche tellement grande que j'aurais pu y faire la roue et une baignoire incrustée où je voulais m'installer.

Dommage que le propriétaire soit un si grand connard.

Pendant environ une heure, j'avais rôdé devant la clôture avec mes affaires de toilettes et mes affaires de rechange. N'attendant qu'une chose : que le luxueux 4x4 d'Ed parte. Papa et maman étaient déjà partis au travail et Billy à l'école. Alors oui c'était vraiment pas bien de sécher les cours mais je n'avais pas le choix. Malgré mes tentatives de me laver rigoureusement avec une éponge et un seau d'eau dans ma chambre, tout mon corps semblait couvert de crasse. Je ne le supportais plus. Et un gars en histoire avait retroussé le nez et était parti de l'autre côté de la salle. Donc mon parfum avait peut être mis en forte dose. Peu importe.

Quand j'émergeais , la peau rosée et brillante, tout allait de nouveau bien. La meilleure douche de ma vie. Je me sentais renaître, propre comme un sou neuf. Si ce n'est ... bordel où étaient mes vêtements?

J'haletai , tournant sur moi même, cherchant dans chaque recoin de cet immense espace. Rien. Seules restaient les serviettes duveteuses. Mes poumons accéléraient le rythme, mon coeur battait la chamade. Oh non il n'aurait pas....Il n'aurait pas fait ça.

Prudemment , je m'enroulais dans une des larges serviettes confortables, prête à l'affronter. Ce petit bâtard. J'allais le tuer pour ça.

Je déambulais dans l'immense demeure , pieds nus, suivant le maigre écho de musique. Finalement , je découvris cet abruti se détendant dans la salle de jeux, étendu sur le canapé. Du sol au plafond des vitres remplissaient le mur du fond, il y avait un billard, un coin TV et un bar prenant tout l'espace. Aucun signe de mes affaires, putain.

"Hé" m'accueillit il avec un sourire. "Tu ne ressembles plus à une clodo. Bien joué". 

Les dents serrés, je lui lançais un regard noir. Cette merde m'avait vu nue sans autorisation. L'embarras et la rage me virent voir rouge .

"Je me demandais combien de temps ça allait te prendre pour venir?"

"Où sont elles Ed?"

"Où est quoi?"

Lentement. J'allais le tuer lentement. "Mes affaires".

Il passa la main dans ses cheveux noirs , le visage douloureux. "Ah oui... désolé. Je les ai perdues. Désolé". 

Et plus tôt la science atteindra mes exigences et mieux ce sera avec mes yeux lasers.

Le mec ricana. "Assieds toi. Je te les rends dans une minute".

Va en enfer. Je ne bougeais pas, les bras croisés sur ma poitrine, tenant la serviette en place. "Je sais que j'ai fermé la porte de la salle de bain à clé". 

"Ah oui?"

La haine faisait rage en moi.

"Alice" dit il après un instant, me donnant ce qui en d'autres circonstances aurait pu être perçu sur un autre mec comme un sourire sexy. "Viens t'asseoir".

"Pourquoi tu fais ça?"

Ajoutez un long soupir de la part de l'abruti ici présent. "Je n'ai pas regardé quand j'ai pris tes trucs ok? J'ai gardé les yeux fermés et je n'ai rien vu "

"Et pourquoi devrais je te croire?"

"Parce que je ne ferais pas ça". Il soutint mon regard, toute trace d'expression avait disparu. "Car je préférerais attendre que tu me montres par toi même". 

Oh bordel. Je restais bouche bée, la mâchoire sans doute désaxée.

"C'est la vérité" dit il simplement.

"Ca n'arrivera jamais"

Il haussa les épaules. "On verra"

Je restai là , abasourdie.

"Assieds toi". 

"Non". Je regardais le sol, mes cheveux mouillés en avant pour cacher mon visage. "Ecoute, je ne sais pas à quel jeu tu joues Ed. Mais je ne joue pas".

Sans ajouter un mot, je me retournai et me dirigeai vers la porte. Je n'allai pas loin et un pas lourd se fit entendre derrière moi.

"Tu vas sérieusement sortir de là les fesses à l'air? " demanda t-il.

"Ouais"

"Ca fera parler le voisinage".

Qu'est ce que j'en avais à faire. Même si j'espérais vraiment que mes parents n'en entendent pas parler. Ca serait bizarre.

"Je voudrai récupérer ma serviette merci" dit il.

"Va te faire foutre" dis je, en accélérant le pas. Puis je m'arrêtais d'un coup, jetant un coup d'oeil à la pile de linge soigneusement pliée sur la longue table étroite près de la porte d'entrée.

Derrière moi , Ed s'appuya contre le mur, les mains enfoncées dans les poches. Un demi sourire agaçant et familier ne fit rien pour adoucir les traits anguleux de son visage .

"Je sais à quel point tu peux être bornée" dit il , comme si cela expliquer son comportement bizarre.

Je rassemblais mes affaires, les tenant serrées contre moi d'une main et atteignant la poignée de l'autre.

"Tu ne vas pas t'habiller?"

J'ouvris la porte.

"Tu vas te peler les fesses en courant pour rentrer chez toi en serviette"

"Je survivrais"

"Putain. Va t'habiller" dit il. "Je jure de ne pas t'ennuyer". 

"Je préférerais juste rentrer chez moi".

Il se contenta de me regarder avec cet espèce de sourire agaçant et ce regard indéchiffrable. Ca me donnait envie de lui jeter une chaussure à la figure ou autre chose. Pour tenter d'avoir une réaction et alléger la masse de sentiments qui faisaient rage en moi. Pourquoi m'inspirait il de la confusion? Je n'en avais aucune idée.

Pendant ce temps là , tout autour de nous , l'énorme maison était silencieuse. Quasiment vide.

"Je ne te fais pas confiance" dis, je , me tenant devant la porte ouverte.

"Ouais je sais" Ed gratta la barbe de trois jours qu'il avait sur sa mâchoire avec la paume de sa main. "A plus tard Alice". 



2 commentaires:

  1. avec du retard je te remercie d'avoir la gentillesse de traduire cette histoire qui est géniale . Bravo et encore merci.
    A la place d'Alice je crois que je serais en prison pour tentative de meurtre

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Anonyme

      Mais c'est avec grand plaisir que je partage cette traduction. Merci de la lire :) Non mais Ed je ne sais toujours pas si je veux le tuer ou pas lol

      Supprimer

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...